jeudi 6 août 2015

Le cœur entre les pages de Shelly King



Chez Préludes - parution en 2015


Maggie est une jeune femme dynamique, amoureuse des livres, et travaillant pour une start-up de la Sillicon Valley.


Mais la roue tourne et Maggie va en faire les frais. Licenciée de sa propre start-up (son poste a été délocalisé en Inde), elle se retrouve rapidement en train d’errer quotidiennement entre les étagères de la librairie de son ami Hugo, le Dragonfly, quand l’impitoyable Jason ou le diabolique chat Grendel la laissent à ses rêveries et à sa déprime d'avoir perdu son job.


Mais le Destin de Maggie va bientôt changer. Poussée par son ami Dizzy pour retrouver du travail dans une start-up, Maggie doit épater la galerie. Pour cela, elle se lance comme défi de relancer économiquement le Dragonfly pour montrer que même les accros de Google peuvent s’évader dans la littérature en dehors des réseaux sociaux. Et cette idée lui vient après la découverte d’un exemplaire du roman « les amants de Lady Chatterley » bien particulier. Et ce livre n’a pas fini de dévoiler tous ses mystères…Mais chuut, je ne vais pas tout vous dévoiler ! 


Mais ce défi, ce job, qui ne doit durer qu’un temps va bouleverser sa vie et celle de ses proches. Hugo le premier, mais aussi Jason qui va devoir mettre de l’eau dans son vin et aussi l’étrange chat Grendel, qui lui, sera plus difficile à apprivoiser…les coups de griffes et les feulements ne seront jamais bien loin. D'ailleurs, Grentel ne ressemble pas du tout au chat choisi pour la couverture du livre. Ce chat-ci à l'air mignon, Grentel a l'air plutôt possédé !


Dans ce roman, on respire les livres, on respire cette petite librairie de quartier. Et on se l’imagine facilement cette librairie bourrée de livres d’occasion, avec cette clientèle étrange mais sympathique (enfin quoique pas toujours ;-)). Et on a envie de pousser la porte de cette librairie, de prendre un de ces romans à l’eau de rose tant prisés par Maggie et de s’installer comme elle dans un des deux fauteuils miteux mais confortables. Et on éviterait bien évidemment le chat Grendel, qui sort tout droit d’un livre de contes à faire peur aux enfants.  

Et on s’imagine aussi cette librairie posée comme un OVNI dans cet univers artificiel et numérique de la Sillicon Valley.

Ce roman est un pur moment de bonheur ! J'ai adoré l'histoire, les personnages (même Grendel, le chat, qui vaut le détour !), les références littéraires, l'ambiance ! C’est so romantic,  so vintage, so drôle,…so good quoi !! 

Je le recommande vivement ! ^^ 

vendredi 31 juillet 2015

Les intéressants de Meg Wolitzer



Chez Rue Fromentin. 2015


Ouf ! je suis arrivée au bout des 564 pages et des tout petits caractères du roman « les intéressants ». 


Je vais donc éviter de vous le résumer vue sa densité. En gros, on suit, pendant 40 ans, la vie de 6 ados qui se lient d’amitié lors d’un été, dans une sorte de colonie de vacances américaine qui promeut les Arts, « Spirit-in-the-woods ». Cette bande de potes va se surnommer "les intéressants".

Ils vont passer de leur vie d’ado à leur vie d’adulte avec plus ou moins de facilité. Et chacun va mener sa barque en enviant parfois la vie des autres. Ensemble ils connaîtront la réussite et les drames.


On est typiquement dans un roman de vie quotidienne. Les personnages sont attachants. Il y a quand même quelques longueurs. Je pense que le roman aurait été tout aussi intéressant sans certains passages. Je me suis souvent demandée au cours de ma lecture si j’allais arriver au bout. Cependant je ne le regrette pas, la fin est très émouvante. Il y a des passages magnifique et très forts.

Comme on suit ces personnages pendant 40 ans de leur vie, on revit des moments forts des États-Unis au niveau politique notamment. En ça, le récit est intéressant également.


Autre bémol du roman : les coquilles ! Trop nombreuses à mon goût et ça a tendance à bien m’agacer. Les coquilles dans les romans ce sont mes bêtes noires, vous avez dû déjà le remarquer si vous me suivez assidûment, ce que je ne doute pas :-))


Ce roman n’est pas franchement un coup de cœur. Un bon roman (pavé) pour l’été mais il ne restera pas graver dans ma mémoire. Je pense que je vais à l’envers des critiques vues sur le net qui sont plutôt élogieuses envers ce roman mais voilà c’est mon ressenti d’Happy Critiks :-)) peut-être que je n’étais pas dans les bonnes « conditions » pour appréhender comme il se doit ce roman…ou bien d'avoir trop lues les critiques élogieuses, j'attendais "trop" de ce roman...I don’t know ?!?

Et vous, avez-vous été tenté par les intéressants ? Quand pensez-vous ?


Roman édité chez Rue Fromentin, petite maison d’édition dont j’ai déjà critiqué le roman "Maine" de J. Courtney Sullivan sur Happy Critiks. A retrouver dans ce blog ^^ 

mardi 7 juillet 2015

Les beignets d’Oscar ou mes 100 jours de bonheur de Fausto Brizzi






Fleuve. 2015
Lucio est plutôt heureux dans sa vie. Il a des amis sur qui il peut compter. A eux trois, il forme les trois mousquetaires. Il a deux beaux enfants et une femme magnifique, Paola.
Et son beau-père, Oscar, fait des beignets à tomber par terre. Lucio passe tous les matins à la boulangerie d’Oscar pour déguster un beignet. Pour Lucio, le beignet c’est un peu sa madeleine de Proust. Un écart gourmand qu’il garde secret pour éviter les foudres de sa femme. Enfin s’il n’y avait que ça que Lucio faisait comme écart, Paola aurait été satisfaite. Mais non, ce bougre d’italien l'a trompé et maintenant c’est lui qui s’en mord les doigts et qui dort dans l’arrière-boutique de la boulangerie,  accueilli par son beau-père plutôt conciliant.
Mais Lucio a aussi un autre ami que je ne vous ai pas présenté, l’ami Fritz, et cet ami-là n’est pas un ami qui vous veut du bien, bien au contraire. Lucio l’a rencontré après sa séparation avec Paola, et il aurait préféré se casser une jambe plutôt que d’avoir cet ami qui lui colle à la peau, aux os, aux poumons. Car l’ami Fritz est irrémédiable et inguérissable.
Pour Lucio les jours sont comptés. Il lui reste 100 jours pour être heureux et rendre ses proches heureux. 100 jours pour reconquérir Paola avant de partir vers d’autres cieux. 

Dans ce roman le narrateur est Lucio lui-même. Il nous apprend dès les premières lignes son fatal destin. Ce roman est comme un compte à rebours vers l’inéluctable. Et pourtant, plus je lisais ce récit, plus j’avançais dans la vie de Lucio, plus j’avais envie de croire à un revirement du destin. 

Ce roman est beau, émouvant, mais aussi drôle et plein d’espoir. Rien de pathos dans l’histoire, Lucio ne le voudrait pas.

Ce qui est assez drôle c’est que j’ai lu ce roman au même moment où je suis allée voir « On voulait tout casser » au cinéma. Et du coup les deux histoires sont en résonances. 

Ce n’est pas un roman frais et rafraîchissant comme on aime en lire l’été mais Lucio nous entraîne avec lui dans une belle histoire, son histoire que je conseille de lire. 
Et je vous conseille aussi d'aller voir au cinéma "On voulait tout casser" ! Magnifique !! 

J’espère quand même que mon prochain roman sera plus léger ! :-))