lundi 23 mars 2020

Né sous une bonne étoile d'Aurélie Valognes



Chez Mazarine - parution en 2020 

Être né sous une bonne étoile, ce n'est probablement pas ce que se disait Gustave tout au long de son enfance, et plus particulièrement tout au long de sa scolarité. Gustave vit en banlieue parisienne, mais pas la banlieue chic, non, celle où la délinquance, et la peur rythment la vie. Il y habite avec ses parents, dont le couple est sur le fil du rasoir, et sa grande peur, Joséphine, qui est toujours la plus douée, la première de la classe ! Grosse pression pour Gustave lors de son entrée en CP, car forcément il va être comparé à sa sœur. Rapidement ses instituteurs vont le trouver différent de Joséphine. Mais au lieu de prouver à Gustave qu’il a sa propre personnalité et qu’il n’a pas à être comparé à sa sœur, c’est tout l’inverse qui va se produire.
Très tôt, ses instituteurs diront de lui qu’il est un doux rêveur, qu’il doit travailler plus dur que les autres pour rester au niveau. Plus tard, ses enseignants diront qu’il est un cancre, en décrochage scolaire. A force de s’entendre dire ça tous les jours, et de voir sa mère désespérée d’avoir un tel fils, Gustave va finir par croire les adultes, et à lâcher prise.


Mais sa bonne étoile n’est pas loin. Elle a même un nom : Melle Bergamote. La rencontre, au Collège, avec cette prof de français aux méthodes peu conventionnelles va changer la vie du jeune garçon. Il suffit de peu de choses : de l’attention, d’une main tendue et un peu d’amour. Avec elle Gustave va relever la tête et crier haut et fort qu’il n’est pas un moindre rien, qu’il peut viser la lune et devenir quelqu’un.

Aurélie Valognes a fait le pari de nous conter le récit de Gustave de ses 6 ans jusqu’à ses 12-13 ans. Et c’est un pari réussi. Car ça permet de bien comprendre le parcours scolaire chaotique du jeune garçon depuis son entrée en CP. On comprend alors que les paroles, l’image, et l’attention portées par les adultes sur l’enfant à une importance considérable sur le reste de sa vie.


C'est une très belle histoire. On s'attache très rapidement à Gustave.
Un vrai coup de cœur ! :-)




jeudi 19 mars 2020

Se le dire enfin d'Agnès Ledig



Chez Flammarion - parution en 2020

Édouard rentre sur Paris avec sa femme Armelle quand il vient en aide à une vieille dame qui cherche son bus à la gare de Vannes. Et l'instinct, ou d'autres diraient la folie, pousse Édouard à monter dans ce bus plutôt que de rentrer sur Paris avec sa femme. Il suit la vieille dame dans la maison d’hôtes qui doit l'accueillir en plein cœur de forêt de Brocéliande.
Édouard part sur un coup de tête mais avec une mystérieuse lettre avec lui. Il part se retrouver et retrouver une vie perdue. Sur son chemin il va rencontrer Gaëlle, Gauvain, Adèle et Raymond qui ont tous des secrets que seule la foret de Brocéliande connaît...mais l'arrivée d'Édouard va délier les langues...
Le nouveau roman d'Agnès ledit est un roman d'atmosphère, très narratif, très introspectif. Les personnages sont forts du fait de leur histoire. Chacun a ses blessures, ses secrets, mais tous ensemble ils vont s'aider.

Un petit clin d’œil pour le chat Platon, que j'imagine bien vadrouiller à droite à gauche, et observer les humains de ses yeux perçants.
Pas un véritable coup de cœur car j'ai toujours plus de mal avec les romans narratifs mais c'est tout de même un très beau roman qui donne envie de se reconnecter avec soi-même et avec la nature.
Mon coup de cœur d’Agnès Ledig reste à ce jour "Dans le murmures des feuilles qui dansent" :-)