mercredi 23 décembre 2015

Re vive l'empereur de Romain Puértolas



Afficher l'image d'origineChez Le Dilettante. 2015


Enfin un nouveau roman de Romain Puértolas. J’adore cet auteur car il nous transporte toujours dans son univers où se mêle des choses absurdes avec des choses bien concrètes tout en égratignant par ci, par là...notre société, nos institutions...


Après le fakir enfermé dans une armoire Ikea, et une petite fille qui a avalé un nuage aussi grand que la tour Eiffel, Romain Puértolas nous décongèle Napoléon ! Logique, n’est-ce pas ?

Napoléon n’est point mort…ses cendres ne sont pas aux Invalides ! Non, il a été congelé tel Han Solo dans Star Wars ! Et notre Napoléon va être décongelé grâce à un pécheur de « Findus » Norvégien.

Napoléon est très très intelligent, si, si on va même fortement insisté sur ce point dans le roman ^^ Et du coup il comprend rapidement le fonctionnement de notre monde moderne. Le Coca Cola light va bientôt devenir son meilleur ami. Mais si l’Empereur découvre les belles choses de notre société, il va aussi découvrir la face cachée et sombre de notre monde. La France est en danger. La nouvelle menace n’est point un pays envahisseur mais des personnes qui, au nom d’une religion interprétée à leur sauce et d’un endoctrinement parfaitement réussi, menacent chaque citoyen.

Hors de question pour Napoléon, qui vient de renaitre de ses cendres (si on peut dire ;-)) de voir sa chère patrie partir sous les bombes de ces fous furieux. Il faut monter une armée et mettre cette menace hors d’état de nuire ! Oui mais quand on est censé être mort depuis des années, comment faire ? Quelle crédibilité aura-t-on ? Mais impossible n’est pas Napoléon ! Napoléon serait-il la solution au terrorisme ?? Serait-il notre sauveur ?
 

Quel culot de la part de Romain Puértolas de faire revivre un des plus grands empereurs de ce monde pour le mettre au centre d’une actualité bien trop récente (malheureusement) : le terrorisme.


Des dénonciations, de l’humour, de l’absurdité…tout est concentré dans ce roman. Et tout le monde en prend pour son grade. Les politiques, les terroristes, mais aussi notre façon de vivre, de voir les choses…Romain Puértolas nous donne toujours à réfléchir…

J’ai adoré bien que j'ai trouvé la fin un peu tirée par les cheveux. Mais bon, on est toujours dans de la fiction et dans l'absurde...


Au début du roman, on apprend que Napoléon a perdu son sexe dans la bataille de sa fausse mort ! Mais comment va-t-il faire pour faire pipi alors qu’il s’envoie des canettes de Coca Light à toutes les pages ??  C’est vraiment la question que je me suis posée ^^ (non, non suis pas une fille tordue). Mais l’auteur a pensé à tout car même sans pénis, l’homme peut faire pipi mais assis comme une femme ! (je suis allée voir sur Internet ^^) ! Comme quoi un roman peut amener à de drôles de recherches ! :-))


Alors si vous êtes fin historien, peut-être que vous trouverez ce roman trop excentrique pour votre esprit cartésien. Mais si vous avez comme moi un petit grain, vous allez adorer ce roman !


Je vous en mets un petit extrait. Napoléon vient de recruter son dernier « soldat » pour son combat contre le terrorisme. Il s’agit de Mamadou, un balayeur noir :


- Mamadou est noir ! lança Napoléon avec fierté lorsqu’il le présenta au reste de la troupe
L’assistance le dévisagea
- Je pense qu’il le sait déjà, dit Valentin. C’est pas Steevie Wonder
- On ne dit pas, noir, précisé Adeline
- Nègre, alors ? rectifia le petit Corse
Quelle horreur ! s’offusqua la danseuse. On ne dit pas noir, et encore moins nègre, on dit black
Blaque ? qu’est-ce que ça veut dire ?
- Noir
- Tu viens de me dire qu'il ne faut point dire noir
- Oui c'est pour ça qu'il faut dire black
- Mais si cela veut dire noir !  
- Oui mais c'est de l'anglais, alors ça passe mieux ! c'est plus politiquement correct. 
Les lèvres de l'empereur se figèrent en un horrible rictus
- C’est de l’anglais, alors ça passe mieux ! répéta-t-il, outré. Et pourquoi ça passerait mieux dans la langue de l’ennemi ? […] 

 Et oui faut dire que pour Napoléon, son grand ennemi restera toujours l’Angleterre ^^
je vous laisse sur cet extrait qui en dit long sur le ton du roman et sur le message que fait passer l'auteur ^^ Outch ! parfois ça fait mal de se faire égratigner, mais ça sert de leçon :-)
Joyeuses Fêtes à vous tous mes happy-blogueurs !! :-))





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